Dernière mise à jour le 20 février 2025
Chaque année, le Safer Internet Day sensibilise les jeunes aux enjeux d’un usage responsable du numérique. Cette 22e édition, qui se déroule le mardi 11 février 2025 et se prolonge tout au long des mois de février et mars, invite chacun à réfléchir aux bonnes pratiques en ligne et à favoriser un internet plus sûr et inclusif.
À cette occasion, il est essentiel de rappeler les dangers du cyberharcèlement, un phénomène qui touche de nombreux jeunes et dont les conséquences peuvent être lourdes.
Les jeunes face au cyberharcèlement 🚨
L’hyperconnexion des jeunes les expose davantage aux risques du cyberharcèlement. Selon une enquête Médiamétrie, en janvier 2024, 84,7% des 15-24 ans, soit 6,6 millions de jeunes, se sont connectés chaque jour à internet. Ils y passent en moyenne 3h50 par jour, dont 3h34 sur leur téléphone mobile. Les réseaux sociaux représentent 58% de leur temps en ligne, faisant d’eux des cibles potentielles pour le cyberharcèlement.
Une étude de l’Association e-Enfance/3018 et de la Caisse d’Épargne révèle des chiffres alarmants :
- 60% des 18-25 ans déclarent avoir déjà été confrontés à une situation de cyberharcèlement.
- 69% des victimes souffrent de troubles du sommeil, de l’appétit ou de désespoir.
- 51% ont failli sombrer dans des comportements addictifs.
- 49% avouent avoir pensé au suicide.
Si le cyberharcèlement est un enjeu majeur, le harcèlement scolaire reste lui aussi une problématique d’ampleur. Selon une enquête du ministère de l'Éducation nationale, 5% des élèves déclarent avoir été victimes de harcèlement scolaire.
En parler : la première étape pour mettre fin au harcèlement
Face au harcèlement, qu’il soit en ligne ou à l’école, il ne faut jamais rester seul. En parler est essentiel pour obtenir de l’aide et stopper ces comportements. Voici les premières personnes vers qui se tourner :
👉 Une personne de confiance : un ami, un parent, un proche ou un responsable dans votre établissement.
👉 Le référent pHARe ou l’ambassadeur anti-harcèlement : un professeur formé pour écouter et accompagner les élèves victimes. Il est possible de se renseigner auprès de la vie scolaire pour connaître son identité.
👉 Le conseiller principal d’éducation (CPE) : il est en principe formé pour recueillir les témoignages et accompagner les victimes.
👉 Le 3018 : ce numéro gratuit et anonyme est accessible 7j/7 pour accompagner les victimes de cyberharcèlement et leur proposer des solutions adaptées.
Signaler et agir 📌
Pour mettre fin à une situation de harcèlement, il est important de signaler les faits et de rassembler des preuves :
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Signaler les contenus abusifs : les plateformes comme Snapchat, Instagram ou WhatsApp ont l’obligation de réagir face aux signalements de cyberharcèlement. Elles peuvent supprimer les contenus et bannir les auteurs.
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Sauvegarder les preuves : faire des captures d’écran des messages reçus, conserver les liens des publications et enregistrer les discussions en cas de besoin.
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Porter plainte : en cas d’inaction ou de faits graves, il est possible de se rendre directement dans un hôtel de police ou de contacter le rectorat. Le harcèlement et le cyberharcèlement sont des délits passibles de 5 ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.
Se protéger et se reconstruire ✔️
Le cyberharcèlement peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale. Pour se préserver :
- Limiter son exposition : désactiver les notifications, bloquer les harceleurs et éviter les interactions toxiques.
- Prendre du recul : s’accorder du temps hors des réseaux sociaux pour éviter que la situation n’envahisse la sphère privée.
- Se faire accompagner : parler à un psychologue ou à un professionnel de santé peut être une aide précieuse pour surmonter cette épreuve.
Comme le souligne Gabriel Féménias, directeur général adjoint et directeur de la prévention de l'association e-Enfance/3018 :
🗣️ « Il ne faut surtout pas rester seul avec cette souffrance ! »
Le Safer Internet Day 2025 est l’occasion de rappeler que nous avons tous un rôle à jouer pour un internet plus sûr et bienveillant. Ensemble, mobilisons-nous contre le cyberharcèlement ! 💙